L'auto-suffisance alimentaire
La commune de Flavigny-sur-Moselle peut-elle nourrir ses 1700 habitants ?
C'est à partir d'une étude conduite par Lucie CANALS, paysagiste conceptrice diplômée de l'école du paysage de Versailles, que les élus ont récemment débattu.
Le village, situé dans la vallée de la Moselle, à proximité du plateau du Saintois, est bordé de grandes cultures, prairies, jardins et vergers. Cependant, la plupart de ces paysages ne nourrissent pas la population. En France nous importons 50%[1] de nos fruits et légumes. Moins de 2%[2], en moyenne, du panier des foyers de Terre De Lorraine provient du territoire.
Alors que le potentiel foncier est disponible avec 580 hectares actuellement utilisés pour l'agriculture, il est proposé de penser la subsistance alimentaire de Flavigny-sur-Moselle.
Dans les années 50, la ferme des établissements de l'OHS nourrissait les pensionnaires et les personnels. Les paysans tiraient de la terre de quoi nourrir autour d'eux.
Il est possible d'imaginer renouer avec une alimentation de proximité. Reterritorialiser l'alimentation demande une transformation des paysages, de l'usage de la ressource foncière et des systèmes de production, transformation et commercialisation.
La création d'une lisière autour du village offrirait les espaces nécessaires à des cultures vivrières. Il s'agirait de mettre en commun des terres afin de créer des milieux variés et donc une ressource alimentaire diversifié : alignement de fruitiers au sein de grandes cultures, pâturage dans les vergers, haie champêtre entre deux parcelles, utilisation des plans d'eau pour développer la pisciculture...
A l'image du soutien apporté par l'AMAP des libellules et la commune à des producteurs locaux, dont l'installation d'un maraîcher, il s'agirait d'encourager d'autres initiatives où le bien commun est créateur de projets locaux.
La commune pourrait, à partir des parcelles dont elle est propriétaire, favoriser des fonctionnements collectifs entre agriculteurs et la population du village (jardinage, verger, pâturage, vignes...).
Des fermes collectives existantes dans le territoire pourraient inspirer des volontaires. Des modèles internationaux, comme celui de Rob Hopkins (villes en transition), encouragent à l'entre-aide.
La carte dressée par Lucie CANALS redessine les paysages dans une perspective d'auto-suffisance alimentaire.
C'est à partir d'une étude conduite par Lucie CANALS, paysagiste conceptrice diplômée de l'école du paysage de Versailles, que les élus ont récemment débattu.
Le village, situé dans la vallée de la Moselle, à proximité du plateau du Saintois, est bordé de grandes cultures, prairies, jardins et vergers. Cependant, la plupart de ces paysages ne nourrissent pas la population. En France nous importons 50%[1] de nos fruits et légumes. Moins de 2%[2], en moyenne, du panier des foyers de Terre De Lorraine provient du territoire.
Alors que le potentiel foncier est disponible avec 580 hectares actuellement utilisés pour l'agriculture, il est proposé de penser la subsistance alimentaire de Flavigny-sur-Moselle.
Dans les années 50, la ferme des établissements de l'OHS nourrissait les pensionnaires et les personnels. Les paysans tiraient de la terre de quoi nourrir autour d'eux.
Il est possible d'imaginer renouer avec une alimentation de proximité. Reterritorialiser l'alimentation demande une transformation des paysages, de l'usage de la ressource foncière et des systèmes de production, transformation et commercialisation.
La création d'une lisière autour du village offrirait les espaces nécessaires à des cultures vivrières. Il s'agirait de mettre en commun des terres afin de créer des milieux variés et donc une ressource alimentaire diversifié : alignement de fruitiers au sein de grandes cultures, pâturage dans les vergers, haie champêtre entre deux parcelles, utilisation des plans d'eau pour développer la pisciculture...
A l'image du soutien apporté par l'AMAP des libellules et la commune à des producteurs locaux, dont l'installation d'un maraîcher, il s'agirait d'encourager d'autres initiatives où le bien commun est créateur de projets locaux.
La commune pourrait, à partir des parcelles dont elle est propriétaire, favoriser des fonctionnements collectifs entre agriculteurs et la population du village (jardinage, verger, pâturage, vignes...).
Des fermes collectives existantes dans le territoire pourraient inspirer des volontaires. Des modèles internationaux, comme celui de Rob Hopkins (villes en transition), encouragent à l'entre-aide.
La carte dressée par Lucie CANALS redessine les paysages dans une perspective d'auto-suffisance alimentaire.

